Call Of Duty Black Ops II

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Jan
10

Call Of Duty Black Ops II


 
 

Difficile de parler d’un nouveau Call Of Duty sans se répéter. Depuis maintenant quelques années, la franchise phare d’Activision recycle les mêmes idées avec suffisamment de talent pour que des millions de joueurs continuent d’y trouver leur bonheur. Certes, la plupart de ces fans se contentent surtout du mode multi, un terrain de jeu dont la durée de vie semble quasiment infinie. Si on ajoute à cela des zombies et un solo ultra calibré, on arrive finalement toujours à la même formule, qui fait mouche. Pourtant cette année, les développeurs de Treyarch ont montré qu’ils avaient une certaine ambition, notamment en ce qui concerne la campagne.

MON PÈRE, CE HÉROS

Ce mode campagne, articulé autour de David Mason, se déroule entre deux époques : les années 70 et 80 pour les missions concernant Alex Mason (le héros du premier Black Ops), et 2025 pour les missions mettant en scène son fils (David, donc). Les cinématiques sont réussies, bien mises en scène et les dialogues sont franchement bien écrits. Surtout, on n’a plus du tout ce phénomène qui veut que les personnages parlent chacun à leur tour. Ici, on se coupe la parole, c’est rythmé, et donc plus crédible. Précisons toutefois que nous avons testé le jeu en version originale…

Le jeu commence donc en 2025 lorsque David Mason retrouve le vieux Franck Woods, ancien compagnon de guerre de son père. En racontant des événements du passé, Woods sera le liant entre les deux époques. Une manière plutôt habile d’alterner les missions, et de raconter progressivement un scénario plutôt intéressant. Le grand méchant de l’histoire, Raul Menendez, est un narco trafiquant nicaraguayen qui utilise sa fortune à des fins révolutionnaires. Son mouvement, nommé Cordis Die, va tout faire pour créer un conflit sans précédent entre les USA et la Chine, grâce à une armée de drones. Même s’il s’agit comme toujours de sauver le monde, l’histoire est plutôt bien racontée, et surtout, elle possède différents embranchements.

PAS DISHONORED, MAIS QUAND MÊME

C’est donc une première dans la série, Call Of Duty Black Ops II propose pas moins de 8 fins différentes. Qu’on ne s’y trompe pas, la plupart du temps il s’agit de choix à faire à certains moments du jeu, choix qui créeront de nouveaux embranchements. Ce n’est pas dans votre manière de jouer que vous aller changer le cours de l’histoire, à l’instar d’un Dishonored, car le jeu est toujours aussi dirigiste dans son gameplay. Il n’y a, à notre connaissance, que deux moments de jeu qui vous permettront de changer les choses. Pour le reste, ce sont des choix à faire via un texte inscrit sur l’écran. Mais ce n’est pas tout, puisque lors de la campagne, vous pourrez aussi changer le cours des choses avec un nouveau type de mission : les Strike Force. Ces Strike Force vous mettent aux commandes de plusieurs bataillons sur un champ de bataille. Le temps est bien souvent compté et les objectifs vont de l’escorte à la destruction de cibles, en passant par la défense de points chauds. Vous pouvez diriger vos troupes (soldats, tourelles automatiques, drones) depuis les airs, à l’instar d’un jeu de stratégie simplifié, en leur donnant des ordres d’attaque ou de déplacement. Et enfin, quand vous voulez, vous pouvez jouer à la place de n’importe quelle unité, et décider de prendre les choses en main. L’idée est excellente et ces missions Strike Force constituent un vrai point fort dans ce mode campagne. Notez toutefois qu’elles sont complètement facultatives, les réfractaires pourront zapper ces 6 missions sans problème. Mais en cas de victoire ou de défaite, ces missions Strike Force déboucheront sur un scénario différent. Et enfin, elles sont datées dans la chronologie de l’histoire, ce qui signifie que si vous ne les jouez pas dans un certain laps de temps, elles ne seront plus disponibles. Heureusement une fois la campagne terminée, vous pourrez revenir sur ces missions Strike Force, et même reprendre votre sauvegarde où vous voulez afin de découvrir les autres fins du jeu.

Dernière chose : si vous jouez en « hardened » (mode difficile), vous n’aurez que trois  Teams / chances pour réussir vos missions Strike Force ! En cas d’échec – et croyez nous ce n’est vraiment pas facile – il faudra débloquer de nouvelles Teams en progressant dans le mode campagne. De vraies bonnes nouvelles idées donc, qui font du bien à la série.

Pour la petite histoire, le jeu a été scénarisé par David S. Goyer, responsable de la trilogie des Batman de Christopher Nolan, mais aussi de ratages comme Ghost Rider 2 ou Jumper…

A BORD DU BARACK OBAMA

Avant d’aborder le mode multijoueur, revenons un instant sur cette fameuse campagne. Si nous saluons le travail de rythme et d’écriture, on ne peut que regretter certains passages un peu bâclés, techniquement parlant. Dans l’ensemble, nous avons préféré les scènes se déroulant en 2025, plus réussies graphiquement. Mais quelle que soit la période, on retrouve les mêmes défauts de scripts, d’intelligence artificielle ou encore des passages bâclés. En mode difficile, si vous ne passez pas exactement là où les développeurs l’ont choisi, vous vous faites allumer direct. 10 fois, 15 fois de suite. Exaspérant. On a vu aussi 4 ennemis sortant par la même porte en file indienne, attendant de se faire descendre…

Enfin on a toujours un peu de mal avec ces niveaux un peu vides mais remplis d’ennemis, que l’on essaye de nous faire traverser le plus vite possible moyennant un chronomètre ou des ordres criés dans l’oreillette. Heureusement, ça ne constitue pas la majorité des cas, on retiendra aussi des niveaux vraiment réussis comme la mission au Myanmar en 2025, de nuit sous la pluie, ou celles au Nicaragua et au Yemen, en 1986.

Enfin vous pourrez toujours partir à la chasse aux Intel, et certains emplacements plus ou moins cachés vous permettront de faciliter votre progression via des drones à hacker ou des armes. Par contre, les rares scènes à bord de véhicules sont toujours aussi anecdotiques.

SINGAPORE SLING

Pour le multi, pas de grands chambardements comme dans le solo. On découvre évidemment de nouvelles cartes, très réussies dans leur grande majorité. Elles sont variées, bourrées de cachettes et jouent plus sur la verticalité. Allez hop on vous dresse la liste des 14 cartes :

Aftermath : un quartier de Los Angeles en ruines, des zones larges pour du snipe et des couloirs sombres, très bon.

Cargo : port de Singapour en 2025, des caisses, des caisses et encore des caisses, spécial combats rapprochés.

Carrier : porte avions très grand, rien à signaler.

Drone : base dans la jungle du Myanmar, très bonne architecture, combats intenses !

Express : gare de Los Angeles, pas évidente à couvrir, et un train qui écrase régulièrement les imprudents.

Hijacked : à bord d’un grand yacht, très bon pour les combats rapprochés.

Meltdown : centrale nucléaire au Pakistan, avec des zones mal réparties qui ne seront pas forcément très utilisées.

Overflow : rues inondées de la ville de Peshawar au Pakistan, tourne autour d’un point central. Spécial combats urbains.

Plaza : en extérieur, hôtel dans les îles Caïman, pas eu le temps de bien la tester.

Raid : belle villa à Hollywood pour combats rapprochés, avec une piscine à débordement !

Slums : Dans un quartier de Panama avec quelques bâtiments et une place. Du classique avec trois passages principaux, où tous les affrontements se déroulent.

Standoff : Village classique à la frontière entre la Chine et le Kirghizstan, assez large avec de nombreuses positions de snipe.

Turbine : Dans la montagne, une large vallée au milieu de laquelle se trouve une carcasse d’avion. Très très fun !

Yemen : petit village dans la montagne avec beaucoup d’escaliers, de passages, et des trous dans lesquels on peut tomber !

Nuketown : disponible en bonus de précommande uniquement.

La vraie nouveauté du mode multi, vous la connaissez : c’est ce système en 10 points beaucoup plus ergonomique qui permet de créer une classe. Vous choisissez tout ce que voulez entre les armes, les accessoires, les perks, du moment que le total ne dépasse pas 10 objets. C’est simple, clair et le système de progression est toujours aussi valorisant. On grimpe les échelons de grade en grade, tout en débloquant de nouveaux bonus ScoreStreaks (et il y en a des terribles). Votre jauge pour déclencher ces Streaks ne grimpe pas uniquement avec des frags, mais également lorsque vous réalisez des actions telles que capturer une base ou ramener un drapeau. Ainsi le travail d’équipe est beaucoup plus valorisé, ce qui permettra a plus de monde de jouer avec ces fameux Scorestreaks. Enfin les modes de jeu sont toujours aussi nombreux et largement paramétrables, de quoi bien se marrer. Dans les nouveaux modes, Hardpoint (un point chaud à occuper le plus longtemps possible) risque néanmoins de faire un malheur.
Et puis les vidéastes amateurs apprécieront cette excellente nouvelle option permettant de diffuser soi-même ses matches et de les commenter, de quoi alimenter toute une communauté avec des outils simples et accessibles.

LES ZOMBIES PRENNENT LE BUS

Enfin, on termine ce large tour d’horizon avec le mode zombie, qui s’étoffe d’une vraie nouveauté nommée Tranzit. Les joueurs commencent dans une zone, commencent à amasser des armes, et peuvent ensuite monter dans un bus pour passer à la zone suivante. Pour les gars de chez Treyarch, on préfère parler d’un monde ouvert mais franchement, si vous sautez du bus en marche, vous n’avez quasiment aucune chance de survie. En tout cas, ce mode est beaucoup plus riche qu’auparavant, avec de nombreux bonus à débloquer, différentes zones à visiter, des sodas qui rendent plus forts et même des quêtes annexes.

On trouve aussi un mode survival normal, et le mode Grief, qui place dans la même carte deux équipes de joueurs et des zombies. Sauf que les équipes n’ont aucune influence l’une sur l’autre, on ne peut pas se tuer et la partie recommence sans cesse, tant que tous les zombies ne sont pas tous éliminés, ce qui n’arrive jamais. Peu d’intérêt donc, ou alors on attend une mise à jour qui permettra juste du team deathmatch avec des zombies au milieu. Là, ça peut être drôle.

Mais honnêtement, l’ensemble force l’admiration, avec du solo aux multiples fins, du multi et des zombies, vous avez largement de quoi vous amuser.

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Rating: 4.2/5 (5 votes cast)
Call Of Duty Black Ops II, 4.2 out of 5 based on 5 ratings

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